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Section PS de Mandelieu la Napoule.
Quoi de plus classique, quand un président se situe à mi-mandat, que de faire le bilan des promesses de campagne honorées et de celles non encore tenues, dont on subodore qu’elles ne le
seront jamais ?
Pourtant, avec Nicolas Sarkozy, l’exercice ne semble pas de même nature que pour les présidences précédentes. Question de mesure, de personnalité et de morale. La mesure : on a assisté depuis 2007 à une offensive antisociale d’une violence inédite. La personnalité : le bling-bling, la vulgarité incarnée, du jamais vu à ce poste sous la Ve République. La morale : une baudruche, invoquée par ceux-là mêmes qui baignent dans le cynisme décomplexé, dont l’affaire Jean Sarkozy est une nouvelle marque.
Alors voilà. Quand vient le temps d’examiner ce qu’il en est des promesses de Nicolas Sarkozy, un seul mot semble à la hauteur de la réalité :
« bobards ». La rédaction de Politis en a réuni ici quelques-uns, parmi les plus gros. Ils recouvrent tous les domaines : politique, économie, écologie, société, culture…
L’hyperprésident est hypermenteur. À eux tous, ces bobards forment une politique destructrice pour beaucoup, profitable à quelques-uns. C’est le plus inquiétant. Mais autre chose se joue au plan
des représentations : l’entreprise de sape de la parole politique n’a jamais été aussi performante. De plans com’ relayés par des médias qui chantent les nouvelles parures culturelles du
chef de l’État en « storytellings » absurdes où Nicolas Sarkozy apparaît maître de ses nerfs, c’est la crédibilité de ceux qui nous gouvernent qui est toujours plus entamée, et le
divorce entre les élites et le peuple qui se creuse. Avec les conséquences qui en découlent. La plus grave n’est pas l’éclat de rire que provoque la lecture de cette déclaration du Président,
lors d’une conférence de presse en janvier 2008 : « L’authenticité se lit sur mon visage […], personne ne m’a pris le doigt dans le pot de confiture du
mensonge ».
Il avait dit que… Mais finalement…
Si l’on en croyait les promesses, le pouvoir d’achat des travailleurs augmenterait, les sans-abri trouveraient un logement, les projets industriels respecteraient l’environnement… Bernique !
Banques : « Elles devront financer le développement économique »
Au plus fort de la crise, dans un discours de Toulon resté dans les mémoires, Nicolas Sarkozy appelait, le 25 septembre 2008, à « moraliser » le capitalisme financier et
déclarait : « Il faudra imposer aux banques de financer le développement économique plutôt que la spéculation. » Cette phrase mémorable est à mettre au Panthéon des mensonges les
plus éculés car, plus d’un an après ce discours, les banques ont adopté l’exact contre-pied de l’affirmation présidentielle et soutiennent plus que jamais le capitalisme financier.
Or, Nicolas Sarkozy s’est engagé dans un plan d’aide aux banques de 360 milliards d’euros (320 sous forme de prêts et 40 milliards sous forme de fonds
propres qui devront être remboursés) pour remettre en état de marche le système bancaire. Les crédits accordés aux ménages et aux entreprises ont malgré cela enregistré une baisse « d’une
ampleur historique », au premier semestre 2009, indiquait récemment l’Association française des sociétés financières (ASF). En revanche, les multinationales du CAC 40 ont reversé cette
année 37,5 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires (plus de 60 % des bénéfices), des milliards que les entreprises auraient pu investir directement dans le
« développement économique » et l’emploi.
Répartition : « Il faut redonner du pouvoir d’achat aux travailleurs »
Le Président du « pouvoir d’achat » a eu cette belle envolée ce même 25 septembre 2008 : « Ne pas donner tous les bénéfices aux dirigeants et aux actionnaires, en
destiner une part plus grande à ceux qui par leur travail ont créé la richesse, redonner du pouvoir d’achat aux travailleurs. » Or, les paquets de mesures adoptées ces deux dernières années
contredisent largement le propos présidentiel. Au prétexte de réduire le déficit de l’État, l’empilement de taxes (taxe carbone, taxes locales et peut-être taxe sur les indemnités journalières en
cas d’accident du travail), les hausses des prix, franchises médicales, hausse du forfait hospitalier et le déremboursement de certains médicaments sont autant de nouvelles entailles dans le
pouvoir d’achat de la France d’en bas. 7,9 millions de personnes sont désormais considérées comme pauvres (avec moins de 900 euros par mois) ; parmi elles, 3,4 millions de
travailleurs. Et le pays compte 3,5 millions de mal-logés. De plus, le chômage a explosé : dans sa nouvelle projection, l’Unedic annonce 509 000 demandeurs d’emploi
supplémentaires en 2009, dont 328 000 indemnisés. Et l’on assiste à une explosion des inégalités de revenus. Or, Nicolas Sarkozy continue d’augmenter les exonérations patronales
(28 milliards d’euros : c’est le coût pour l’État des compensations d’exonérations de cotisations sociales patronales cette année), notamment avec la suppression de la taxe
professionnelle.
Crise : « Les responsables doivent être sanctionnés »
Toujours dans son fameux discours du 25 septembre 2008, Nicolas Sarkozy affirmait à propos de la crise que « les responsabilités doivent être recherchées et les responsables de ce
naufrage doivent être sanctionnés au moins financièrement ». Les bonus des traders n’ont rien à craindre, la BNP Paribas a, par exemple, provisionné un milliard d’euros de bonus, et leur
paiement sera « différé », selon des nouvelles règles… totalement floues.
Lors du dernier Conseil européen à Bruxelles, le président de la République avait aussi affirmé « qu’il ne serait pas normal qu’une banque à qui nous octroierions des fonds propres
continue à travailler dans des paradis fiscaux ». La situation n’a pas changé, et un décret de mars 2009 censé fixer les conditions de rémunération des dirigeants des seules
« entreprises aidées » par l’État pendant la crise a montré les limites de l’engagement présidentiel : il est apparu très en deçà des tonitruantes déclarations sur les
« patrons voyous ». En fait, actionnaires et grands patrons continuent de toucher de confortables dividendes, salaires ou avantages divers, sans qu’aucune enquête visant à établir leurs
responsabilités ne soit engagée. Pourtant, l’ensemble des aides publiques aux entreprises représente en effet près de 65 milliards d’euros, dont 90 % sont financés par l’État. Les
banques françaises qui ont reçu l’aide de l’État continuent d’exercer dans des pays ou territoires qui combinent fiscalité privilégiée et secret bancaire. La BNP Paribas n’a envisagé la fermeture
que de quelques filiales dans les paradis fiscaux. Le décalage est grand entre les paroles et les actes sur cette question centrale.
Logement : « Plus de SDF d’ici à deux ans… »
« Je veux que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid… », lançait le candidat Sarkozy, depuis Charleville-Mézières, le
19 décembre 2006. Près de trois ans plus tard, trois millions de personnes sont en situation de mal-logement ou sans logement en France. Christine Boutin, ministre du Logement et de la
Ville, a été jusqu’à proposer en novembre 2008 que l’hébergement des sans domicile fixe devienne obligatoire passé le seuil des - 6 °C. La très attendue loi sur le droit au logement
opposable (Dalo) du 5 mars 2008 n’aura pas suffi à réaliser cette promesse de campagne. À ce jour, 93,5 % des prioritaires parisiens du Dalo n’ont reçu aucune proposition de logement.
Plus grave encore, les expulsions ordonnées par les préfectures continuent de plus belle, alors même que l’État est désormais le garant du droit de chacun à bénéficier d’un toit.
Le président de France Télévisions : « Nommé avec l’accord de l’opposition »
Le 5 février 2009, en réponse à une affirmation de David Pujadas, Nicolas Sarkozy avait été catégorique : ce n’est pas le président de la République qui nommera et révoquera le
président de France Télévisions puisque le nom de celui-ci sera proposé par le gouvernement en Conseil des ministres au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Et qu’une fois cette candidature
acceptée par le CSA, elle doit encore être transmise « aux commissions des affaires culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat et, tenez-vous bien, ce nom doit être accepté à la
majorité des 3/5, et l’opposition doit être d’accord avec la majorité pour accepter le nom ». Faux ! La nomination avec l’accord des 3/5 des commissions, qui traduirait un certain
consensus républicain, avait bien été réclamée par le PS, mais le gouvernement s’y est opposé. Et le projet de loi adopté le 4 février, la veille de l’émission, stipule que le nom peut être…
refusé à une majorité des 3/5. La nuance est importante car cela signifie qu’il suffira que le choix du président de la République soit approuvé par 2/5 des commissions, soit moins que la
majorité, pour que sa volonté soit exaucée.
Écologie : « Les projets n’auront plus à prouver leur intérêt »
En conclusion du Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkozy affirmait : « Nous allons renverser la charge de la preuve. Ce ne sera plus aux solutions écologiques de prouver leur intérêt. Ce
sera aux projets non écologiques de prouver qu’il n’était pas possible de faire autrement. […] Nous allons appliquer immédiatement ce principe à la politique des transports. » Las,
presque tous les projets autoroutiers engagés avant le Grenelle (2) ont été maintenus ! Une clause d’exception du texte final prévoyait de les poursuivre s’ils répondaient à des
intérêts locaux ou économiques considérés comme supérieurs : elle est très systématiquement invoquée. Le tronçon Pau-Langon (A65) est l’un des plus emblématiques de la langue de bois
grenellienne : utilité économique très douteuse, impact sur la biodiversité locale, existence d’alternatives, etc. (3).
Quant à la réforme du fret ferroviaire, actuellement en cours, elle vise la suppression d’un million de « wagons isolés » (petits volumes pour des
dessertes locales) : de quoi provoquer un afflux de camions sur les routes pour assurer les livraisons dans les régions éloignées des grands axes.
Déchets : « Priorité au recyclage »
Au cours du même discours, le chef de l’État assurait que « la priorité ne sera[it] plus à l’incinération mais au recyclage des déchets. Il faudra prouver pour tout nouveau projet
d’incinérateur qu’il s’agit bien de l’ultime recours ». La France est toujours une championne européenne de l’incinération, et l’on n’en voit guère le bout. Au moins deux projets
d’incinérateur sont en flagrante contradiction avec la parole présidentielle : celui de Fos-sur-Mer, qui a déchaîné les passions pendant des années. Il est sur le point d’entrer en
service ; et celui de Flamoval (Pas-de-Calais), très contesté (4), mais soutenu explicitement par le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo. À chaque fois, des projets alternatifs
réduisant la part de l’incinération ont été écartés.
La filière bénéficie en fait de multiples « coups de pouce » qui finissent par constituer un ersatz de politique d’incitation. Tout d’abord, les nouveaux incinérateurs sont tenus de
fournir de l’énergie à partir de la combustion des déchets. Ils y sont incités, mais seulement pour la production d’électricité, par des tarifs d’achat préférentiels incitatifs. Mais à rendement
très médiocre : les deux tiers de l’énergie de combustion partent en chaleur dans l’atmosphère – sauf si l’incinérateur la livre à un réseau de chauffage urbain ou à un industriel, cas rare
et qui ne fait pas l’objet d’incitations.
Autre aide déguisée : les incinérateurs bénéficient de baisses, voire d’exonération de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), qui peut être divisée par 10 s’ils se plient à
quelques exigences environnementales assez peu contraignantes. Par ailleurs, considérés comme une production d’énergie renouvelable, ils ne sont pas soumis à la taxe carbone. Au nombre
de 130 en France, ils émettent pourtant autant de CO2 que 2,3 millions de voitures !
Afghanistan : « Je continuerai de rapatrier nos forces spéciales »
Le 26 avril 2007, dans l’émission « À vous de juger » sur France 2, Nicolas Sarkozy déclare : « La présence à long terme des troupes françaises dans cet endroit
du monde [Afghanistan] ne me semble pas décisive. Le président de la République [Jacques Chirac] a pris la décision de rapatrier nos forces spéciales et un certain nombre d’éléments. C’est une
politique que je poursuivrai. »
Le 7 novembre 2007, le président Sarkozy assure lors d’une visite officielle à Washington que la France restera engagée militairement en Afghanistan « aussi longtemps qu’il le
faudra ». Le 26 mars 2008, il annonce devant le Parlement britannique un renforcement à venir de la présence militaire française. Le 3 avril 2008, le président Sarkozy déclare lors
du sommet de l’Otan à Bucarest que la France enverra 700 hommes supplémentaires qui s’ajouteront aux 2 200 militaires français déjà déployés. Le 5 août 2008, la France prend
le commandement « tournant » de la région de Kaboul. Le 22 septembre 2008, le Parlement français autorise la prolongation de l’intervention des forces armées. En janvier 2009,
les premiers drones français de type opératif sont mis en place sur le théâtre afghan.
Retrouvez le dossier complet dans le numéro 1073 de Politis
Chère camarade, Cher camarade,
La votation citoyenne qui a été un vrai succès dans les Alpes Maritimes se poursuit avec la campagne des cartes postales « j'écris au Président ».
Une première action pour le lancement de la campagne se déroulera :
lundi 2 novembre à 16 heures, place Masséna
avec une boite à lettres géante et les premières signatures des cartes « jécris au président »
Il est nécessaire que nous soyons toujours aussi nombreux à nous mobiliser dans le cadre de laction citoyenne organisée par le comité départemental contre la privatisation de la poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal.
Concernant les sections du Parti Socialiste, suite à des retards dimpression, les cartes seront disponibles lundi et vous pourrez venir les retirer après le rassemblement de la place Masséna dès le lundi 2 novembre à la fédération (à partir de 17h).
Cette semaine d'action et d'envoi de cartes doit mobiliser l'ensemble de nos camarades.
(Faites signer cette carte dans vos immeubles, sur vos lieux de travail, sur les marchés, . Durant toute la semaine)
Dans un deuxième temps, le samedi 7 novembre, sera organisé dans tout le département le même dispositif que lors de la votation citoyenne, pour l'ensemble des sections de la fédération des Alpes Maritimes.
Ce même samedi 7 novembre, à 14h30, un rassemblement du collectif départemental contre la privatisation de la poste ainsi que l'inter-professionnelle syndicale aura lieu à la gare SNCF Thiers de Nice.
Cette semaine de mobilisation collective doit nous permettre d'afficher notre volonté d'aboutir à un référendum d'initiative populaire.
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| Vendredi 30 octobre 2009 | ||
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Crise du logement : Tous concernés ! Avec le collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans abri et mal logées, nous participons à l'organisation d'une seconde nuit solidaire qui se tiendra le 27 novembre 2009 place de la Bastille à Paris et dans plusieurs grandes villes de France (liste des manifestations et site internet dédié à venir). Nous vous invitons à réserver d��s à présent votre soirée pour venir partager un moment de solidarité avec les associations de votre localité. Plus d'informations sur cet événement dans notre prochaine lettre d'information. Vous pouvez télécharger le dernier baromètre des 100 mesures prioritaires publié par le collectif des associations unies, celui-ci mesure les avancées du gouvernement sur ses engagements et sur les attentes du monde associatif. A noter également sur votre agenda, un concert des fatals picards (et invités surprises) au profit de l'association, au Divan du monde à Paris le 23 novembre (12 euros) Ceux qui le souhaitent peuvent désormais commander le DVD du film des Enfants de Don Quichotte. Pour chaque film acheté 3 euros sont reversés à l'association. Télécharger le bon de commande. A bientôt, Les Enfants de Don Quichotte |
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La loi ne dit pas que le président de l'Epad est « choisi parmi les élus du conseil général des Hauts-de-Seine ». Décryptage.
Soit les fiches du Premier ministre sont fausses, soit il n'a pas très bien révisé. Invité ce mardi matin de RTL, François Fillon a affiché son intention de clore la polémique autour de la probable arrivée de Jean Sarkozy à la tête de Etablissement public pour l'aménagement de la région de La Défense (Epad) :
« Ce président du conseil d'administration est élu. Il n'est pas nommé, il est élu. J'entends toute la journée sur les ondes depuis hier [lundi] soir, dire que le président est nommé. Le président n'est pas nommé. Il est élu et il est choisi, c'est la loi qui le dit, parmi les élus du conseil général des Hauts-de-Seine. » (Voir la vidéo)
Sauf que, @fcinq l'a noté sur Twitter, « Fillon s'est complètement emmêlé les pinceaux ». Selon le décret qui régit l'Epad, le président du conseil d'administration est élu par ses pairs et parmi eux, et donc pas « parmi les élus du conseil général des Hauts-de-Seine ».
Le conseil d'administration est composé de 18 membres. Neuf membres représentent l'Etat et sont désignés à raison d'un membre par chacun des ministres concernés (urbanisme, transports, aménagement du territoire, logement, économie, budget, industrie, collectivités locales et culture). Et neuf autres « les collectivités locales et établissements publics suivants » :
Avant Patrick Devedjian, Nicolas Sarkozy, Charles Pasqua et consorts, Le Parisien indique d'ailleurs dans son édition de ce mardi que les six premiers présidents de l'Epad étaient « tous fonctionnaires ».
Est-ce l'Elysée, comme c'est souvent le cas, qui a fourni l'argumentaire de riposte à François Fillon ? Quoi qu'il en soit, Frédéric Lefebvre semble avoir reçu le même. Avec la même erreur.
Dans un communiqué publié ce mardi, le porte-parole de l'UMP adopte presque mot pour mot la même défense que le Premier ministre quelques heures plus tôt :
« L'UMP regrette que le PS parle de nomination pour l'Epad, en sachant parfaitement qu'il s'agit d'une élection, que la loi prévoit que ce soit un élu qui doive en prendre la présidence, et qu'à ce titre, tous les conseillers généraux sont légitimes à être candidats. »
Ledit décret nous apprend également que, si Jean Sarkozy est élu, son premier mandat à la présidence du conseil d'administration de l'Epad ne pourra durer qu'un an et demi, alors que la durée d'un mandat d'administrateur, qui est renouvelable, est de trois ans.
Le fils de Nicolas Sarkozy prendra en effet la place d'Hervé Marseille, opportunément nommé par son père au Conseil économique et social. Hervé Marseille siégeant depuis un an et demi déjà, son remplaçant n'est nommé que jusqu'à la fin de son mandat.
Prendre la place d'Hervé Marseille, cela commence à devenir une habitude pour Jean Sarkozy. Alors que le conseiller général Nouveau Centre des Hauts-de-Seine était pressenti, et soutenu par le président UMP Patrick Devedjian, pour diriger le groupe « Majorité Départementale UMP - Nouveau Centre & Apparentés » au lendemain des cantonales de 2008, le tout jeune conseiller général UMP, poussé par Isabelle Balkany, avait présenté une candidature concurrente surprise quatre jours avant le vote.
A l'époque, tout le monde avait été obligé de s'écarter à son profit. Bis repetita le 4 décembre pour l'élection du président du conseil d'administration de l'Epad ?
Appel aux citoyens socialistes, républicains,
démocrates et rénovateurs !
Le non cumul des mandats est vécu, à juste titre, comme une des mesures phare de cette fameuse « rénovation » tant attendue du Parti Socialiste.
LES RETRAITÉS MOBILISÉS MANIFESTERONT LE 16 OCTOBRE.
Source / auteur : Union syndicale Solidaires
L’Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires (UNIRS) appelle les retraitées et les retraités à participer aux manifestations unitaires du vendredi 16 octobre 2009 avec la CFDT, la CGC, la CGT, la FGR et l’UNSA.
L’UNIRS, comme son Union syndicale Solidaires, constate que la politique gouvernementale et les comportements des dirigeants des plus grandes entreprises continuent de participer à l’aggravation des inégalités. La précarité financière s’étend à des familles de plus en plus nombreuses, en liaison avec la précarité de l’emploi, avec le chômage accru des jeunes, des femmes, des personnes qui ont dépassé la cinquantaine. Pendant le même temps, une minorité continue de s’accaparer une grande partie des richesses produites par tous et toutes. L’urgence est bien à un autre partage des richesses.
Les retraités, comme les salariés et les précaires, n’ont pas à subir les conséquences d’une crise financière et bancaire à laquelle ils sont totalement étrangers. Ce sont pourtant toujours les orientations du gouvernement, par ses choix budgétaires et fiscaux, par les coupes claires de certains crédits publics, par la casse de services publics de solidarité et de proximité, par les augmentations de certaines cotisations et des impôts locaux pendant que les cadeaux fiscaux et les exonérations de « charges » sociales continuent d’être attribués à des entreprises sans contreparties ni contrôle.
L’UNIRS exige le rattrapage du pouvoir d’achat des retraités, suite aux pertes enregistrées depuis plusieurs années. Il est par ailleurs indispensable de revaloriser plus fortement les revenus des retraités les plus modestes pour que chacune et chacun puisse vivre décemment.
L’UNIRS demande que d’autres choix soient retenus quant aux conditions d’hébergement des personnes âgées, particulièrement dans les maisons de retraite publiques et à but non lucratif. Ce secteur doit être protégé de la libéralisation et de l’augmentation des tarifs.
L’UNIRS continue de dénoncer la politique du gouvernement à l’égard de l’hôpital public, de la médecine de ville libérale et de celle du médicament. Les personnes âgées, de fait plus souvent malades que la moyenne de leurs concitoyens, subissent ainsi la double peine : en plus des souffrances liées à la maladie, elles sont de plus en plus souvent percutées par le prix de certains services médicaux et de certains soins de santé, devant même parfois y renoncer.
L’UNIRS demande la mise en place d’une politique de prise en charge des personnes en perte d’autonomie à la hauteur des besoins des personnes atteintes et de leurs familles.
Journée décisive pour la crédibilité de la Direction du Parti Socialiste.
Pour ma part il ne peut pas y en avoir, comme je le lis de ci de là, ce texte nous parviens tout tracé sans qu'aucun débat est lieu ni au Fédéral, ni dans les sections. Les temps on changés, mais
sont devenus pires.
Non, nous n'avons PLUS confiance, non, nous n'avons PAS confiance. Les militants ne veulent plus être des vaches à lait à qui on demande de payer sa cotisation pour avoir le droit de s'exprimer
dans son parti. Il demande à participer activement, alors que des comités restreints existent et que seul ils décident.
Le PS redoute une rénovation manquée sur fond d'hémorragie militante.
Il y a un mois, le parti socialiste concluait ses universités de La Rochelle dans la bonne humeur et l'espoir d'un début de convalescence. Aujourd'hui, la rechute a des airs de désertion. A deux jours du référendum militant sur la rénovation voulue par Martine Aubry en Charente-Maritime, l'ambiance est morose à Solférino. Après la réplique du tremblement de Reims et le retour des polémiques autour des fraudes du dernier congrès, le parti de la rose fait l'aveu de militants fanés. Ils ne sont plus que 64.000 à être à jour de cotisation, ainsi que l'a rapporté mardi Libération.
Au siège du parti, où l'on sonne la mobilisation tardivement, on rappelle que l'effectif potentiel est de 203.000 adhérents, et qu'ils sont donc 139.000 à potentiellement pouvoir "payer leur carte" le soir du vote, un rituel du parti. Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, reconnaît d'ailleurs être dans ce cas, «c'est dire…». Tout en remarquant que «cette transparence honore le PS, je mets au défi [quiconque] de communiquer ses vrais chiffres», il veut dédramatiser: «Ça a toujours été comme ça dans le creux du quinquennat. Après une série de défaites électorales, le parti retrouve son plus bas étiage, environ autour de 100.000 adhérents.»
Arnaud Montebourg a beau plaider pour la «révolution du parti», lançant «un appel aux militants pour que le référendum soit le meilleur antidote à l'incroyance, la morosité et l'inquiétude», la méthode Coué a ses limites. Les remises en cause internes et Ségolène Royal ont occulté la rénovation. Montebourg tente bien de convaincre que «le vote n'est qu'un point de départ d'une réflexion collective de plusieurs mois», jusqu'à une convention nationale en juin 2010, l'enthousiasme n'est pas franchement au maximum.
Solférino a mis du temps à communiquer, préférant organiser une tournée de débats, mais après le scrutin. Soucieuse de montrer qu'elle s'occupe aussi du fond, Martine Aubry a préféré entamer en septembre un tour de France consacré au projet, à la rencontre de panels de citoyens experts.
Par ailleurs, hormis en Alsace et en Languedoc-Roussillon, l'enjeu de l'investiture du «premier des socialistes» aux régionales n'a d'intérêt que pour ceux qui s'excitent à reconduire les sortants (lire notre article). Ce qui laisse augurer une faible participation, que la direction espère voir atteindre les 50%. Comme un ressort légitimant cassé.
Pour le politologue Rémy Lefebvre, «la stratégie du bon vieil appel à la base ne concerne en fait que les irréductibles, les très vieux, les élus et les collaborateurs d'élus. C'est le noyau du noyau du parti, or c'est le plus réticent à la rénovation». S'il note l'effort «de vérité et de lucidité collective de la direction face à l'épuisement d’un PS replié sur lui-même», il n'exclut pas l'hypothèse d'un vote plus serré que prévu sur sa rénovation, voire difficile pour les primaires.
Jean Lacaze était le secrétaire de section de Pleubian (Côtes d'Armor) depuis le Congrés de Reims, élu de la motion E (Espoir à
gauche).Sans être à Désir d'Avenir il suivait nos initiatives et échangeait avec nous.
Il vient de démissionner et a écrit une lettre à Martine Aubry que je vous joins;
courrier envoyé à tous les membres du Conseil fédéral du PS 22.
Amitiés socialistes
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