Pour ne plus vivre
ça.
24 avril 2009
Sarah et Yom Hashoah
"Elle avait les yeux clairs et la robe en velours
a coté de sa mere et la famille autour
elle pose un peu discrete au doux soleil de la fin du jour
La photo n'est pas bonne mais on peut y voir
le bonheur en personne et la douceur d'un soir
Elle aimait la musique surtout Schuman et puis Mozart
Comme toi, comme toi comme toi .....
Comme toi, comme toi comme toi.....
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dors en revant a quoi?
comme toi, comme toi comme toi....
Elle allait a l'ecole au village d'en bas
elle apprennait les livres elle apprennait les lois
elle chantait les grenouilles et les princesses dorment au bois
elle aimait sa poupée elle aimait ses amies
surtout ruth et anna et surtout jeremy
et ils se mariraient un jour peut etre a Varsovie
Comme toi comme toi comme toi....
Comme toi, comme toi comme toi....
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dors en revant a quoi?
Comme toi, comme toi comme toi....
Elle s'apellait Sarah elle n'avait pas 8 ans
Sa vie s'etait douceur, reves et nuages blancs
Mais d'autres gens en avaient decidé autrement
Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton age
C'etait une petite fille sans histoire et tres sage
Mais elle n'est pas née comme toi ici et maintenant
Comme toi comme toi comme toi....
Comme toi comme toi comme toi...
Comme toi que je regarde tout bas
COmme toi qui dors en revant a quoi?
comme toi, comme toi comme toi..."
C'est sur cette magnifique chanson chanson de Jean-Jacques Goldman que s'est terminée hier la cérémonie de Yom Hashoah, au cimetière
du Chateau.
J'étais là, face à l'assistance, et j'ai vu des larmes couler sur plusieurs visages.
A ce moment là j'ai compris que j'avais bien fait de reparler devant la communauté juive de l'incident récent du Conseil Municipal
avec Christian Estrosi, de leur expliquer pourquoi, loin de toute exploitation politicienne, de toute démarche judiciaire, j'avais exigé et fini par obtenir des excuses publiques du maire de
Nice.
Il ne s'agissait pas de ma petite personne, ni même d'un rapport à mon patronyme comme j'ai pu le lire, mais simplement du fait que
nous venions d'allumer 6 bougies, en mémoire des 6 millions de juifs liquidés par la solution finale.
C'est pour cela que j'avais demandé des excuses, en leur nom, en leur mémoire, parce que rien, ni personne ne peut être comparé
implicitement ou explicitement à Hitler ( vous me rappelez un homme qui en 1939, a mis l'Europe à feu et à sang, avait dit le maire de Nice à mon propos).
Parce que tolérer cela , c'était, venant de la bouche d'un haut responsable politique, contribuer à la banalisation de ce qu'à été le
nazisme, l'hitlerisme. Et cela au nom des valeurs que je défends, je ne peux l'admettre. A un moment où l'antisémistisme renait, ou le négationnisme prospère et où surtout par la loi biologique
de la vie, la mémoire, bientôt, ne se transmettra plus par le vivant mais par l'écrit, nous devons plus que jamais être vigilant et le devoir des élus républicains, qu'ils soient de gauche ou de
droite, est de donner les moyens à ce devoir de mémoire de se pérenniser.
Posté par patrickallemand
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