Après Cergy
La réunion de Cergy est un point de départ. Avec Bertrand Delanoë, un premier rassemblement s’est fait. Il est nécessaire si l’on veut donner au PS une colonne vertébrale, une tête et surtout une majorité solide pour décider et préparer l’avenir.
A Cergy, j’ai lancé un appel. Il faut que tous les socialistes qui pensent comme nous -qui ne se posent pas 36 questions, qui ne sont pas dans des stratégies obliques ou dans des tirs en coin, dans des opérations illisibles, qui veulent la réussite de leur parti, non pas pour eux-mêmes mais pour la gauche et pour la France, qui veulent un rassemblement clair, une démocratie militante, des propositions et une opposition crédible à Nicolas Sarkozy- nous rejoignent, nous rejoignent, nous rejoignent.
Le congrès du PS est regardé et commenté avec douleur. C’est vrai que c’est un moment délicat. On ne risque pas d’y perdre son âme mais peut-être tout simplement son image. Nous devons faire attention à nos comportements, à nos manières de faire, à la lisibilité de nos débats.
Mais j’en ai assez que l’on caricature ce qui doit être une démocratie dans un parti. Il est quand même normal d’avoir plusieurs orientations en débat, plusieurs personnalités en concurrence, plusieurs lignes stratégiques en termes d’alliances en discussion.
Sûrement que la procédure est bien longue, sans doute que nos rites sont pour beaucoup obsolètes, mais il nous appartient de donner de la clarté sur les positions de chacun et d’assumer avec sérénité le fait qu’il faudra bien que j’aie un successeur.
Ceux qui trouvent qu’il y a là comme un péril, ou comme le risque d’une division ou d’une cassure, n’ont rien compris à ce que doit être un vote dans une grande formation politique.
L’essentiel est que chacun respecte le choix qui sera fait par les adhérents du Parti socialiste, et que l’on se mette, au lendemain du congrès, tous au travail derrière le prochain Premier secrétaire, que nous donnions à la gauche une dynamique nouvelle, que nous faisions enfin la démonstration que la droite est en train d’échouer et que l’alternative est là, avec nous, avec la gauche.
J’ai dit que j’allais prendre mes responsabilités, c’est ce que j’ai fait à Cergy et je ne vais pas m’arrêter là.
Je vais continuer parce que je suis Premier secrétaire, parce que j’ai le sens de la mission et de la charge qui m’incombe de rassembler les socialistes autant qu’il sera possible, et de contribuer à assurer la suite, c’est-à-dire la préparation de 2012.






François Hollande et le début du rassemblement
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