Quand Nicolas Sarkozy perd son sang-froid

Ce matin, le Président de la République Nicolas Sarkozy s'est rendu sur le port de pêche du Guilvinec dans le Finistère où 300 pêcheurs l'attendaient pour
entendre ses propositions. Violemment accueilli et interpelé sur sa récente augmentation de salaire, il a été pris à parti par une personne présente sur place qui l'a apparemment insulté de
Monsieur 140%. Nicolas Sarkozy, visiblement très énervé, lui a demandé de venir s'expliquer : « Toi, si tu as quelque chose à dire, tu n'as qu'à venir ici ! ».
Regardez la séquence sur le lien suivant:
http://www.dailymotion.com/video/x3ekj5_sarkozy-et-les-pecheurs
L’action de Sarkozy suivie à la loupe
Alors que l’UMP lance son «tableau de bord de suivi des engagements» présidentiels, des étudiants en sciences politiques ouvrent un site pour vérifier, eux aussi, les promesses tenues ou non par le chef de l’Etat. Et les résultats sont loin d’être identiques.
Alors que Nicolas Sarkozy fête aujourd’hui ses six mois au pouvoir, deux initiatives séparées tentent de mesurer ce que le chef de l’Etat et son gouvernement ont accompli durant ces 180 jours. L’UMP, tout d’abord, a lancé depuis ce matin son «tableau de bord de la réforme».
Cette initiative, annoncée
par Patrick Devedjian lors des journées parlementaires de l’UMP début octobre, vise à «suivre les promesses qui ont été faites durant la campagne électorale» et leur mise en œuvre. Concrètement,
chacun des 15 grands engagements du programme de Nicolas Sarkozy se voit attribuer par l’UMP un «indicateur d’avancement», dont le parti de la majorité prend garde de préciser dans la «charte»
expliquant le tableau qu’il est «subjectif, fixé par l’UMP en tant que garante des engagements pris». Cet indicateur est gradué de 1 à 3, en fonction de la mise en œuvre de chacune des réformes
qu’il prévoit.
«Transparence» oblige, le tableau est consultable en ligne. On peut ainsi apprendre que le premier engagement «mettre fin à l’impuissance publique», est à 2, donc au milieu du chemin.
L’ensemble du dispositif sera mis à jour une fois tous les deux mois, et ce durant l’ensemble du quinquennat. Qui semble, du point de vue de l’UMP, bien parti. Après six mois, sur les 15 engagements, aucun n’a son curseur à zéro. On compte dix promesses situées à «1», donc au niveau des «premières actions initiées». Quatre sont à «2», et une, «l’Europe doit protéger dans la mondialisation» est même déjà à 3 !
L’idée d’une évaluation de l’action gouvernementale et du respect des promesses du candidat Sarkozy n’est cependant pas venue qu’à l’UMP. Des étudiants en sciences politiques, déjà à l’origine du site votons.info durant la campagne électorale, ont en effet lancé un observatoire politique sur le même principe que celui de l’UMP, mais sur un mode participatif : des internautes, rebaptisés «e-observateurs», scrutent l’actualité politique et évaluent le statut de chaque promesse : tenue, en cours ou non tenue. La masse des utilisateurs permet ensuite à l’Observatoire d’afficher le score.
Un score moins brillant que celui du tableau de bord de l’UMP : seuls 4% des 570 promesses (soit 23) recensées par observatoire-politique ont été jugées tenues. 5% (30) sont «en cours», Et 91% sont jugées «non tenues» par les «e-observateurs». Qui estiment, par exemple, que dans le domaine des affaires européennes, considéré par le tableau de bord parti de la majorité comme «très avancé», il y a une seule promesse «en cours» et pas moins de 6 «non tenues» pour le moment. Rendez-vous en janvier 2008, pour voir si la mise à jour du tableau de bord de l’UMP se rapproche du suivi de l’Observatoire politique.
La grogne dans les universités s’étend
Cinq universités sont bloquées et deux fermées mardi. La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse appelle les syndicats étudiants "au dialogue".
Lentement mais sûrement, les étudiants manifestent leur défiance vis-à-vis de la réforme sur l’autonomie des universités. Les blocages sporadiques
d’universités se sont multipliés mardi. Cette après-midi les
étudiants de Rennes 2 ont voté le blocage de leur établissement. A Tours, ce matin, des chaises et des tables interdisaient l'accès aux
salles de cours de la Faculté de Lettres des Tanneurs. Une scène similaire a accueilli les étudiants de la faculté de Perpignan et de l'université Toulouse-Le Mirail dont le blocage avait été
voté mardi dernier. Cela porte à sept le nombre d’établissements paralysés. Depuis le 30 octobre, les départements de lettres et de psycho-socio de l’université Rouen sont fermés. Depuis hier le
site de Tolbiac (Paris I) est fermé administrativement après que 200 étudiants ont occupé ses locaux.
Déjà la semaine passée, les blocages avaient refait leur apparition dans une dizaine d'universités dont Rennes, Aix-en-Provence et Montpellier. Des sites où les militants d'extrême gauche et d'organisations comme Sud ou la CNT (anarcho-syndicalistes) sont bien implantés. Les étudiants réclament le retrait de la loi Pécresse sur l’autonomie des universités mais pas uniquement. A Toulouse, Basile Mouton du collectif des étudiants a expliqué ne pas faire de « distinction des revendications entre étudiants et travailleurs. ». « On assiste à une casse des systèmes de solidarité: Sécurité sociale et retraites, que les étudiants vont aussi payer", a-t-il ajouté.
La ministre de l'Enseignement supérieur a essayé d’apaiser les esprits en invitant les syndicats étudiants au dialogue et soulignant la « concertation intense menée au ministère ». Elle a estimé sur France Info que le mouvement « pas justifié » et assuré être très « attentive » à l’évolution de la situation.
Valérie Pécresse a défendu sa réforme affirmant que « donner l'autonomie aux universités, c'est un investissement de l'Etat ». Les facultés ont ainsi cinq ans pour devenir autonome dans les domaines budgétaire et de gestion de leurs ressources humaines. Les établissements volontaires pourront même être propriétaires de leurs biens immobiliers.
Mais l’épreuve de force reste encore à venir : d’après l’UNEF, des assemblées générales sont prévues dans toutes les universités de France d'ici au 20 novembre, date de la mobilisation dans la Fonction publique. Une journée de grève à laquelle les principaux syndicats d'étudiants et de lycéens appellent à rejoindre.
Arche de Zoé : "ce n'est pas Sarkozy qui décidera", selon un ministre tchadien
Alors que Nicolas Sarkozy a déclaré ce matin qu'il irait "chercher (les Français) qui restent, quoi qu'ils aient fait", le ministre tchadien de la Justice juge "inopportune" cette déclaration.
Le ministre tchadien de la Justice, Albert Pahimi Padacké, a vivement répliqué à Nicolas Sarkozy, mardi 6 novembre, déclarant sur France Info que "ce n'est
pas le président Sarkozy qui décidera" dans l'affaire de l'Arche de Zoé, et jugeant "inopportune" la déclaration du chef de l'Etat français sur le sort des inculpés.
En déplacement au Guilvinec (Finistère), mardi matin, pour
rencontrer les marins-pêcheurs, Nicolas Sarkozy en a en effet profité pour manifester une nouvelle fois son implication dans l'affaire de l'Arche de Zoé.
"J'irai également chercher ceux qui restent, quoi qu'ils aient fait", a ainsi lancé Nicolas Sarkozy, à l'issue d'une table-ronde sur la pêche, au sujet des six bénévoles français de l'Arche de
Zoé qui restent détenus au Tchad.
"Cette déclaration me semble inopportune dans ce contexte", a commenté le ministre tchadien Albert Pahimi Padacké. "Elle semble reléguer à l'arrière-plan le judiciaire. Si cela est possible en
France, malheureusement cela n'est pas possible au Tchad. C'est les juges qui décident ici, ce n'est pas le président Nicolas Sarkozy qui décidera ce que fera la justice tchadienne", a-t-il
poursuivi.
"Le rôle du chef de l'Etat est de prendre en charge tous les Français", a également déclaré Nicolas Sarkozy, deux jours après une visite éclair à N'Djamena
d'où il a rapatrié quatre hôtesses de l'air espagnoles et trois journalistes français, inculpés au Tchad.
Après s'être désolidarisé de l'opération de l'Arche de Zoé, le président a toutefois "souhaité" dimanche à N'Djamena que les ressortissants français puissent être jugés en France.
Les six membres français de l'association, ainsi que les trois journalistes rapatriés en France, sont inculpés d'"enlèvement de mineurs" et "escroquerie". Sept Espagnols, un Belge et quatre
Tchadiens sont poursuivis pour "complicité".
Fillon aux députés UMP : "Il va falloir attacher vos ceintures"
Alors que Sarkozy est depuis six mois au pouvoir, le Premier ministre appelle la majorité à "une très grande solidarité" avec le gouvernement pour faire face aux turbulences sociales de novembre.
Présent à la réunion du
groupe UMP, François Fillon a exhorté, mardi 6 novembre, les députés à "une très grande solidarité" avec le gouvernement et les a prévenus qu'ils allaient devoir "attacher leurs ceintures" face
aux turbulences sociales de novembre. Face aux mouvements sociaux qui se profilent ce mois-ci, notamment contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, "il va falloir attacher la ceinture",
a lancé le Premier ministre aux députés UMP, en soulignant que "le mois de novembre n'est jamais un mois facile".
Réagissant aux propos du Premier ministre, le vice-président du groupe UMP Jean Leonetti a déclaré, qu'au moins, ça prouve qu'il y a un pilote dans l'avion", en allusion aux critiques selon
lesquelles le chef du gouvernement aurait du mal à exister face à un président omniprésent.
"Nous avons besoin d'une très grande solidarité de la majorité, il faut tenir bon", a insisté François Fillon, qui a affirmé que "le gouvernement a le soutien de l'opinion" sur les réformes qu'il
a engagées.
Selon des participants à la réunion, le Premier ministre a évoqué les occupations de facultés en estimant qu'il y avait des "tentatives de déstabilisation". "Certains veulent créer une situation
difficile", a-t-il dit.




dans le dossier consacré à la "face cachée" de la ministre - elle ne conteste pas
le fond de l'enquête mais la reprise qu'en ont fait certains confrères.
dossier de candidature. Pourquoi cette peur, puisqu'elle n'a rien à cacher et qu'elle n'a pas usurpé de diplôme? (...)
Valéry
Giscard d'Estaing, qui dirigeait, en 2002 et 2003, Convention sur le Futur de l'Europe, la différence entre le traité constitutionnel (TCE) de 2005 et le traité modifié de 2007 est dans la
méthode plus que dans le contenu. Le texte de 2005 avait été débattu publiquement et devait remplacer tous ceux écrits précédemment: « Il
s'agissait de simplifier les institutions européennes rendues inefficaces par les derniers élargissements, de mettre davantage de démocratie et de transparence dans l'Union européenne, et
d'ouvrir la voie vers une Constitution pour les citoyens européens. » Pour le traité de Lisbonne, le processus n'a pas été le même, ce sont les
juristes du Conseil qui ont été chargés de rédiger le texte, mais aucune suggestion n'a été faite, ils ont simplement repris les mêmes principes dans un ordre différent.
La campagne pour un référendum sur le traité modifié se déploie et les calendriers du régime comme les tergiversations du PS donnent du temps aux
opposants. Plusieurs pétitions circulent à l'initiative de partisans comme d'opposants au traité, mais avec toutes le même objectif : la ratification par référendum du nouveau traité
européen.
de François Fillon chute de huit points à 44%, selon le baromètre TNS-Sofres rendu public mercredi
31 octobre. Le sondage a été réalisé pour Le Figaro Magazine à paraître samedi 3
novembre.
ARIS (Reuters) - Les députés ont adopté un amendement gouvernemental qui augmente le
salaire du président de la République pour l'aligner sur le traitement du Premier ministre.
Cristina Fernández de
Kirchner a revendiqué la victoire à l'élection présidentielle en Argentine dimanche 28 octobre, les résultats officiels et plusieurs sondages sortie des urnes la donnant gagnante dès le premier
tour. Agée de 54 ans, elle succédera à son époux Néstor Kirchner pour quatre ans, devenant la première femme élue à cette fonction dans ce pays.
Après dépouillement , la sénatrice de centre gauche est créditée
d'un score de 44% des voix. Elle devance largement l'ancienne parlementaire Elisa Carrio (21,73%). Selon la loi argentine, est élu dès le premier tour un candidat ayant réuni plus de 45% des
suffrages exprimés ou 40% avec une avance de plus de dix points sur son premier rival.
Des applaudissements et des cris de joie ont éclaté dès la publication des
sondages sortie des urnes au QG de Fernandez de Kirchner, où les partisans de la favorite du scrutin s'étaient rassemblés en masse pour célébrer cette rarissime transition démocratique entre deux
conjoints.
Cristina Fernandez a mené campagne sur le bilan de son mari, au
pouvoir depuis 2003. Pour de nombreux Argentins, Nestor Kirchner a sorti le pays de la débâcle financière des années 2001/02, qui avait vu le PIB fondre de près de 11%.
Je suis
heureuse de vivre en direct et de saluer la victoire de Cristina Kirchner dès le premier tour de cette élection présidentielle qui marque, je le crois, une date historique dans ce grand pays qu’est
l’Argentine, cher au coeur de beaucoup de Français.
laboratoires de notre modernité.
chef de
l'Etat a tout simplement quitté le plateau du prestigieux "60 minutes", l'une des émissions les plus réputées de la télévision américaine.
Agriculture, changement climatique, budget de
l’Union Européenne, cohésion économique et sociale, ainsi que politique maritime et globalisation ont été les principaux thèmes de la 35ème Assemblée Générale de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes (CRPM) qui s’est tenue les 18 et 19 octobre 2007 à Florence
(Italie).
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