Mercredi 4 mars 2009

Communique de Pierre Moscovici suite au
Conseil National du PS de samedi 28 Février.



Chère amie,
Cher ami,

Le Conseil national du Parti socialiste s'est réuni ce samedi pour examiner son texte d'orientation en vue des élections européennes et pour adopter la liste de ses candidats à celles-ci. J'ai voté le texte, mais pas les listes, sur lesquelles je me suis abstenu. Je veux t'expliquer pourquoi, et te dire quelles conséquences j'en tire.

J'accorde, tu le sais, une grande importance aux élections européennes. Le rôle du Parlement européen va croissant, et l'enjeu de la majorité politique en son sein est majeur, à l'heure où le Conseil et la Commission n'ont jamais été dominés par les droites autant qu'aujourd'hui. Il est, dans ce contexte, décisif que le Parti des socialistes européens, le PSE, soit le premier groupe en son sein et que les socialistes français y jouent un rôle éminent et positif. Dès lors, la force de notre orientation politique et la qualité de nos listes ne peuvent être négligées. Le texte soumis à notre vote samedi, intitulé « Donner une nouvelle direction à l'Europe », ne pouvait être parfait : il résulte forcément d'un compromis, au sein d'un Parti qui a été, chacun le sait, divisé par la question européenne, notamment à l'occasion de la ratification du traité constitutionnel européen en 2005. J'aurais préféré qu'il soit plus entraînant, mieux écrit, qu'il ait plus de souffle et d'enthousiasme européen. Mais c'est un texte cohérent, qui possède à mes yeux une vertu essentielle : il est, avant tout, la déclinaison française du « Manifeste » du PSE, et nous permettra, enfin, de mener sans état d'âme et sans leçons superflues à nos camarades européens une vraie campagne transnationale. C'est pourquoi je l'ai voté sans hésiter.

En conscience, je n'ai pu faire de même pour nos listes. Il est bon que le Parti sorte rassemblé du Conseil national – il l'a toujours été, d'ailleurs, pour les élections européennes. Et je ne veux pas remettre en cause personnellement les camarades désignés pour porter nos couleurs. Ils seront nos candidats, et nous devrons, tous, les soutenir une fois que les militants auront ratifié les listes soumises à leur vote. Il ne s'agit pas non plus de critiquer la Première secrétaire, Martine Aubry. L'exercice, en effet, était difficile, tant les critères à combiner étaient nombreux et contradictoires : respect du travail et de l'influence des sortants, renouvellement, parité, diversité, représentation des régions, des courants du parti. Je déplore toutefois que cette dernière préoccupation – l'application au trébuchet de la proportionnelle nationale des motions au Congrès de Reims – ait été à ce point prédominante. Elle ignore la logique du mode de scrutin dans 7 grandes régions métropolitaines, plus l'Outre-Mer, qui visait à rapprocher le député européen de ses électeurs et des territoires.

Qui ne voit qu'en découlent des incohérences ? Plusieurs têtes de liste « déplacées », deux candidats « importés » parmi les 4 premiers de la Région Est, des députés sortants parmi les plus respectés au Parlement européen – je pense notamment à Gilles Savary – non renouvelés au nom de la logique des courants, des régions entières – le Limousin, l'Aquitaine, l'Auvergne - privées de candidats éligibles, la Franche-Comté carrément oubliée, la Bretagne, région la plus favorable à l'Europe de France, incarnée par une candidate issue de la motion de Benoit Hamon, une députée nationale, élue en 2007 dans une circonscription symbolique, la quittant par crainte d'un redécoupage défavorable... : tout cela ne pouvait me satisfaire, je l'ai exprimé par mon abstention, d'autres par leur vote contre les listes. En vérité, nous touchons aux limites d'un système, celui de la proportionnelle intégrale dans le cadre d'un parti fragmenté. Si le mode de scrutin actuel demeure, nous ne pourrons pas, ne devrons pas conserver cette procédure de désignation, qui a montré toutes ses insuffisances.

Ce vote, partagé par l'essentiel de mes amis et par beaucoup d'autres, n'a pas été celui de toute la motion A, et d'abord des représentants de Bertrand Delanoë, coordonnés par Harlem Désir, qui ont approuvé ces listes. J'en tire aujourd'hui les conséquences. On le sait, j'avais lors du Congrès de Reims, signé la contribution « Besoin de gauche », avec beaucoup d'entre vous. Celle-ci était porteuse d'une cohérence social-démocrate, réformiste, européenne et d'une volonté de rénovation du Parti socialiste. Au moment des motions, nous nous sommes rapprochés des contributions de François Hollande et de Bertrand Delanoë, dont nous partagions les principales options idéologiques, et avons soutenu avec vigueur la candidature de ce dernier au poste de Premier secrétaire. Nous avons ensemble mené la bataille du Congrès, et n'avons pu l'emporter.

Je ne regrette pas ce choix. Il me semble toutefois qu'il a montré deux limites depuis lors. La première tient au positionnement politique de la motion A. Il ne me semble pas que sa volonté réformiste soit suffisamment affirmée et audible au sein de la direction du parti, où elle apparaît trop souvent, probablement du fait d'un esprit de responsabilité louable, sans vraie distinction par rapport aux autres composantes de la majorité. Les camarades de Benoit Hamon, ceux de la motion E - dont beaucoup ont apparemment délaissé Ségolène Royal - sont beaucoup plus identifiés et écoutés. Il y a, aussi, un vrai problème de fonctionnement collectif. Les signataires de la contribution « clarté, courage, créativité » continuent trop souvent à agir à leur bénéfice exclusif, ils ne jouent pas assez le jeu d'une motion unie, résultant d'une vraie synthèse entre plusieurs textes différents. Ce fut le cas lors de la formation des instances du parti au moment du Congrès de Reims, à commencer par le Conseil national, ça l'est au sein de la direction du parti, ce fut encore flagrant lors des discussions sur les listes européennes, où certains camarades ont été âprement défendus et d'autres, proches de François Hollande ou moi, délaissés. Il n'est plus possible de continuer ainsi.

C'est pourquoi je vous appelle maintenant à faire vivre davantage encore « Besoin de gauche ». Il ne s'agit pas d'une déception pour des « places » : deux camarades signataires de notre contribution seront députées européennes, et je m'en réjouis, d'autres ont une chance de l'être, et je les soutiens. Ce n'est pas davantage une brouille avec Bertrand Delanoë : j'ai pour lui du respect, de l'estime personnelle, je sais que nous avons beaucoup de positions communes, beaucoup de combats à mener côte à côte. Je souhaite que nous continuions à agir ensemble, mais autrement. C'est une volonté d'autonomie affirmée. Je m'impliquerai fortement dans la campagne européenne, et dans le cadre de la Convention nationale sur le « nouveau modèle de société », dont Martine Aubry m'a confié l'animation. Là, d'ailleurs, est l'essentiel : élaborer, pour 2012 et l'après-crise, un projet socialiste ambitieux et crédible. Créons donc, par nous même, le courant de pensée capable de porter cette ambition là.

Oui, soyons plus que jamais loyaux et libres. Cela nous crée, cela me crée des devoirs. Il faudra être plus pointus dans l'expression, plus rigoureux dans l'organisation, plus présents dans le débat public. Je ferai, très vite, des propositions à cet égard. En attendant, j'espère que tu comprendras ces explications, que tu approuveras ces décisions, et t'invite à t'impliquer pleinement dans notre combat commun au sein de « Besoin de gauche ». J'ai la conviction que nos thèses, notre pratique, notre éthique, ont de plus en plus d'audience au sein du Parti socialiste, je suis certain qu'elles pourront en trouver davantage encore. Tu peux compter sur moi.

Avec ma fidèle amitié,

Pierre Moscovici
Par La Gauche de Mandelieu la Napoule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 4 mars 2009
Lettre d’information
du Parti socialiste
 

 

POINT PRESSE DE BENOIT HAMON, MICHEL SAPIN ET ALAIN VIDALIES

Le point de presse du 13 janvierMichel Sapin, secrétaire national du PS à l'économie, Alain Vidalies, responsable des questions d'emploi et Benoît Hamon, porte-parole, ont évoqué devant la presse les chiffres du chômage annoncés par le gouvernement. Plus de 90 000 nouveaux demandeurs d'emploi ont été enregistrés au mois de janvier, un triste record pour la pays, alors que le Premier ministre annonce une prévision de 300 000 chômeurs en plus pour l'ensemble de l'année 2009. Une estimation erronée pour les socialistes qui demandent à l'exécutif de prendre des mesures d'urgence.
Voir la vidéo
Lire le compte-rendu du point de presse

RENDEZ-VOUS
jeudi 5 mars :
Les Entretiens de Solférino, animés par Emmanuel Maurel, de 18h30 à 20h30.
Invité : Emmanuel Todd, Démographe, Historien.
Inscription obligatoire.
En savoir plus

samedi 7 mars :
Manifestation samedi 7 mars 2009 à Paris pour défendre les droits des femmes, à 14h au métro Bourse
En savoir plus

jeudi 12 mars :
Vote des militants dans les sections sur les listes pour les élections européennes de juin prochain. Agir vraiment contre la crise

samedi 21 mars :
Convention nationale de ratification des listes et de lancement de la campagne électorale pour les élections européennes

--

Par La Gauche de Mandelieu la Napoule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 4 mars 2009

G20 à Londres sur la refondation du capitalisme financier,

le 2 avril : qu’en attendre ?


G20 à Londres sur la refondation du capitalisme financier, le 2 avril :

qu’en attendre ?

par Rachel Cado

La réunion du 22 février 2009 à Berlin, regroupant les 6 Etats "cœur de l'Europe" (Allemagne, France, Royaume Uni, Italie, Espagne, Pays Bas), était destinée à préparer le sommet du G20 programmé à Londres le 2 avril sur la refondation du capitalisme financier.
En voici un compte-rendu et quelques explications.


Que doit-on entendre par refondation du capitalisme financier ?


La « crise actuelle », que l'on doit plutôt comprendre comme une mutation financière et économique débouchant sur un nouveau modèle de société, donne lieu à une période transitoire très difficile sur les plans financiers, économiques et sociaux. Pour la simple et bonne raison qu’elle n'a été ni anticipée ni préparée.
La première phase est une crise financière, la seconde, une crise économique et la troisième, une crise sociale avec une reconfiguration géopolitique multipolaire. Les actions à mener sont donc à trois - voire à quatre niveaux. Avec une priorité : réorganiser le système financier international afin de rétablir le circuit des liquidités tout en le sécurisant et alimenter ainsi le réamorçage de l'économie réelle.
Cette réorganisation du système financier appelée « refondation du capitalisme financier » est l'objet de la réunion du G20, prévue à Londres le 2 avril 2009. Cette expression n'est pas des plus heureuses car il ne s'agit pas de remettre sur pied ou de réparer un modèle qui a échoué. Mais bien de bâtir un nouveau système financier sur des valeurs et des dispositifs radicalement différents, dont les objectifs et le contrôle seraient définis au niveau européen, ou, mieux, mondial. Il serait donc plus approprié de parler de

« Fondation d'une gouvernance financière mondiale ».


Les sujets abordés pendant la réunion préparatoire du G20, à Berlin, le 22 février 2009


1.    Les Paradis Fiscaux

Un sujet réel et à la mode : « Nous voulons créer des sanctions pour mieux nous protéger contre les dangers émanant des juridictions non coopératives, notamment les paradis fiscaux ». L'axe Paris-Berlin a fixé au 2 mars l’établissement de la liste des pays refusant la surveillance et la régulation appropriée à mettre en place. Notons que :

1. ces pays se situent principalement à l'extérieur de l'Europe. L'établissement d'une réglementation financière directe n’aura que peu de conséquences.

2. la définition européenne des paradis fiscaux peut être délicate. Les pays de l'est de la zone euro sont, d'après les critères de l'administration fiscale française, des paradis fiscaux.

3. beaucoup de fonds européens, et une bonne partie des fonds français publics (OPCVM, FCP, retraites…), sont domiciliés dans des pays qui pourraient être considérés comme des paradis fiscaux. C'est donc une mise en cause d'une partie de notre industrie financière.

4. l'émergence de nouveaux leaders économiques et financiers (Chine, pays du Golfe, etc.) sont des quasi-paradis fiscaux. On ne peut pas sérieusement les « black-lister ».


2.    Les Hedge Funds

La traduction littérale de hedge funds est « fonds de couverture ». Leur dénomination veut tout et rien dire. Ce sont en réalité des fonds à stratégies ciblées, qui sont souvent décorrélés et non indexés à l'évolution des marchés. Ce sont souvent de petites structures domiciliées dans des paradis fiscaux avec une grande opacité. Le Royaume-Uni en héberge également beaucoup.
La réunion de Berlin a demandé que soit exercé un meilleur contrôle sur les hedge funds. Mais la réglementation actuelle ne les inclut pas dans son périmètre. Il faut donc commencer par instituer le contrôle avant de vouloir l’améliorer. Etendre le périmètre de la réglementation aux hedge funds se traduira par une remontée réglementaire d'informations apportant un premier niveau de transparence.
Leur fréquente domiciliation dans les paradis fiscaux, en raison notamment des obstacles administratifs posés par les autorités de marchés dans les pays réglementés, rendant leur installations en tant que petites structures à gestion non traditionnelles quasi impossible, a installé un second niveau d’opacité.
Il faut donc réfléchir à l'organisation et l'installation administrative de ces structures hors des paradis fiscaux.

3.    La rémunération des traders

La rémunération des traders et des patrons des banques, qui a été jugée excessive par une bonne partie de l’opinion, a également été mise sur le tapis. Outre-Atlantique, Barack Obama a récemment décidé qu’elle serait plafonnée à 500 000 $.
Au-delà de son caractère excessif, la rémunération des banquiers doit surtout veiller à ne pas être une prime au risque. Il serait donc intéressant d'approfondir cette question en définissant clairement un ensemble d'objectifs assignés aux traders avec une remise à plat des critères de calcul de leurs bonus.  Il est avant tout important de ne pas céder au discours simplistes "du tir aux traders", sachant que les opérateurs de marchés donnent lieu à aux moins deux catégories : les traders et les sales, ces derniers sont des commerciaux, ce sont aux qui touchent les plus gros bonus et eux ne prennent aucun risque puisqu'ils ne font que vendre!
Il faut néanmoins aller chercher les raisons de ces rémunérations parfois ahurissantes davantage dans le système mis en place que chez ses opérateurs qui n’en sont que des exécutants. Bien souvent, d’ailleurs, ce sont les vendeurs qui touchent les plus gros bonus, alors qu’ils ne prennent aucun risque (à la différence des traders).
La gouvernance des banques, la redéfinition de leurs rôles, la prise de participation de l'Etat, sont les véritables sujets. Angela Merkel a d’ailleurs souligné, lors de la réunion de Berlin, que le problème majeur résidait surtout dans les fonds propres des banques. Elle a fait adopter cette semaine en Allemagne une loi permettant, si besoin, de nationaliser les banques en expropriant les actionnaires (cf le sauvetage de la banque Hypo Real Estate). Un geste fort !


4.    Le contrôle des agences de notation

Ce sujet essentiel devra être une priorité, car la défaillance de notations valides des subprimes a été une cause majeure de la crise. Il va falloir trouver un moyen de dresser une muraille entre celui qui est noté et celui qui rémunère le notant ! Cela semble évident, mais n’était pas le cas jusqu’à maintenant.
De surcroît durant la réunion, le FMI a été appelé à la rescousse, afin de doubler ses ressources à 500 milliards de dollars, et il a été demandé que les pays d'Europe centrale soient soutenus dans la vague de faillites bancaires qui arrive.

En route vers le G20 de Londres !

La remise à plat du système financier doit avoir plusieurs priorités :

1. rétablir le circuit des liquidités

2. établir une régulation et assurer son contrôle sur un périmètre élargi, comprenant tous les acteurs financiers

3. raisonner en termes de coopération internationale dans une nouvelle donne multipolaire, avec une redéfinition du pôle occidental qui se dessine…

1. Rappelons que la liquidité est là, mais qu'elle est bloquée en raison d'une crise de confiance. Rétablir le circuit des liquidités signifie donc deux choses : rétablir la confiance en étant proactif et efficace dans la prise en main de la situation (comme Obama le fait aux Etats-Unis) et agir au niveau des banques de façon radicale (nationalisations partielles permettant de prendre part à la direction) afin de redéfinir leur gestion et leur mission : prêter aux entreprises et aux particuliers. Le 27 février, Barack Obama mentionnait dans son discours que l'objectif « n'est pas d'aider les banques mais d'aider les gens ».

2. La définition d'une gouvernance de la finance implique de repenser complètement le système et son fonctionnement en mettant la finance au service de l'économie (et non l'inverse). Cela aboutit évidemment à mettre en place des mesures radicales, dont les sujets ont été passés en revue à Berlin : contrôle de la rémunération des dirigeants de la finance, redéfinition et application de la réglementation financière, contrôle des agences de notations. Mais il faut surtout définir une gouvernance au niveau mondial avec un superviseur et faire émerger un nouveau FMI.

3. La coopération internationale sera l'élément crucial qui permettra la réussite de cette « fondation de la gouvernance financière mondiale ». En effet, la multipolarité financière qui se dessine (Moyen Orient – Chine – Amérique Latine) laisse les places occidentales dans une situation un peu étrange. Cette nouvelle donne exige d'elles un réveil et une réactivité rapide. Ainsi on voit que la réunion Berlin s'est faite en tenant compte et dans l'attente des décisions d'Obama. Il s'agit maintenant de penser d’ores et déjà, non plus seulement au niveau européen mais occidental, en créant un pôle financier occidental. Peut être que le principal enjeu est à présent la création de ce nouveau pôle.

La mise en place de cette gouvernance financière mondiale devra être accompagnée par une véritable politique européenne économique : relance de la consommation, attribution des prêts bancaires à l'économie réelle, investissements massifs dans l'éducation, les nouvelles technologies, les énergies renouvelables…

la politique de l'emploi sera dans les 4 prochains mois le défi à relever.



La dette française à près de 80 % du PIB fin 2010

La dette devrait dépasser les 22 000 euros par Français à la fin de l'année prochaine.

Le déficit public de la France va «sans doute» dépasser 5% en 2009, a indiqué ce matin François Fillon au micro d'Europe 1. En réalité, le gouvernement va annoncer demain en conseil des ministres une prévision de déficit public (Etat, collectivités locales, sécurité sociale) pour cette année de 5,6 % du PIB. Le seul déficit de l'Etat atteindra 104 milliards d'euros pour 2009. Bercy anticipe qu'il sera stabilisé « à peu près au même niveau » en 2010. Le retour à 3% du PIB n'est pas attendu avant 2012. «L'horizon de l'équilibre budgétaire s'éloigne», a reconnu hier le premier ministre. Une affirmation qui risque de ne pas plaire à Bruxelles, qui a déjà enclenché à l'encontre de la France une procédure pour déficit excessif…

Mais ce sont surtout les anticipations de dette du gouvernement qui risquent de créer le plus de surprise. Fin 2010, le taux d'endettement devrait « s'approcher de 80% » du PIB, selon une source gouvernementale. Aujourd'hui à plus de 66% du PIB, « le taux augmenterait d'environ 7 points de PIB cette année et 7 points l'an prochain », poursuit cette source. La dette dépasserait alors les 22 000 euros par Français.

Par La Gauche de Mandelieu la Napoule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 3 mars 2009

Un gérant de maisons de retraite:

 « la maltraitance rapporte de l'argent »

Article du Figaro du lundi 23 février 2009

Un gérant de maisons de retraite : la maltraitance rapporte de l'argent

Nous aimerions que le Parti Socialiste, nos députés, nos sénateurs se penchent sérieusement sur ce problème grave dans notre département, mais aussi ailleurs.

 

Plus de contrôle, plus de transparence, et surtout plus d'ouverture aux élus. Pourquoi cacher ce dont on pourrait être fier ?

Par La Gauche de Mandelieu la Napoule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 28 février 2009
  Lettre d'information
du Parti socialiste
 
   
 

 

 

ÉLECTIONS EUROPÉENNES : LES LISTES ADOPTÉES PAR LE CONSEIL NATIONAL
Le Conseil national du PS a entériné par une très large majorité (189 voix pour, 14 contre et 18 abstentions), les listes pour les élections européennes qui seront soumises au vote des militants le 12 mars prochain. Un texte plate-forme, socle de départ du programme des socialistes pour ces élections, intitulé Donner une nouvelle direction à l'Europe, a également été présenté après avoir été voté par le Bureau national.
Lire le texte Donner une nouvelle direction à l'Europe
- Télécharger la liste pour la région Île de France
- Télécharger la liste pour la région Nord-Ouest
- Télécharger la liste pour la région Est
- Télécharger la liste pour la région Sud-Est
- Télécharger la liste pour la région Sud-Ouest
- Télécharger la liste pour la région Ouest
- Télécharger la liste pour la région Centre
Télécharger la liste pour la région Dom-Tom

RENDEZ-VOUS
jeudi 5 mars :
Les Entretiens de Solférino, animés par Emmanuel Maurel, de 18h30 à 20h30.
Invité : Emmanuel Todd, Démographe, Historien.
Inscription obligatoire.
En savoir plus

jeudi 12 mars :
Vote des militants dans les sections sur les listes pour les élections européennes de juin prochain.Agir vraiment contre la crise

samedi 21 mars :
Convention nationale de ratification des listes et de lancement de la campagne électorale pour les élections européennes

Par La Gauche de Mandelieu la Napoule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 28 février 2009
La candidature de Vicent Peillon sera soumise aux votes des militants
pour le Sud Est le 12 Mars.

Objet : Européennes: le PS peaufine ses listes

PARIS (AFP) — Le Parti socialiste peaufine ses listes pour les européennes de juin, qui doivent répondre à de stricts critères imposés par Martine Aubry, tout en reflétant le rapport de forces issu du Congrès de Reims.

Le Bureau national du PS s'est réuni vendredi après une ultime "commission électorale nationale" pour proposer ces listes, qui seront soumises samedi au Conseil national ("Parlement" du Parti).

Ce dernier devait les adopter à huis clos -fait rare- avant un vote des adhérents le 12 mars.

Les listes devaient refléter les critères prônés par la première secrétaire Aubry --rénovation, diversité, non-cumul de mandats, parité--, mais comme le confie un responsable, "il y aura beaucoup de grincements, de pleurs et de sang".

"Il y a plusieurs centaines de candidats, et une centaine de départements. Ca crée des tensions, sauf à l'UMP où Sarkozy fait les listes. C'est pas dans nos moeurs", s'amuse un autre.

En 2004, le PS avait atteint 28,9%, son meilleur score depuis la création des européennes en 1979, obtenant 31 des 78 eurodéputés français. Leur nombre total n'étant plus que de 72, les socialistes tablent sur quelque 23 à 24 députés.

En moyenne, trois socialistes devraient être élus dans chacune des 7 régions de métropole.

Autre casse-tête: les listes doivent reflèter le rapport de forces interne. Les tenants de la motion Delanoë (25,2%) revendiquaient 6 places éligibles, ceux de Benoît Hamon (18,5%) 4, les royalistes arrivés en tête (29%) 7 à 8.

"C'est un équilibre national, un troc et les grands équilibres entre les motions seront respectées, et comme on ne peut pas les respecter région par région, il y a des compensations", confiait un eurodéputé sortant.

Ainsi, Vincent Peillon, eurodéputé proche de Ségolène Royal, et figure du courant L'Espoir à gauche, devrait migrer vers le Sud-Est, où il dirigerait la liste.

M. Peillon, ancien député de la Somme, avait été élu en 2004 dans le Nord-Ouest. Malgré l'unité retrouvée entre royalistes et aubrystes, on n'oublie pas dans le fief de la maire de Lille qu'il avait menacé de saisir les tribunaux pour contester la défaite de sa championne au congrès.

En Ile-de-France, le problème a été tranché: le delanoïste Harlem Désir, mènera la liste, le porte-parole du Parti Benoît Hamon qui lui avait disputé la place étant en 3ème position. Entre les deux: l'autre eurodéputée Pervenche Bérès (motion Aubry). L'ancien ministre strauss-kahnien Alain Richard serait sur la liste.

Autre acquis: dans le Sud-Ouest, le sortant Kader Arif (motion Delanoë) mènera la bataille, suivi de l'autre eurodéputée Françoise Castex (hamoniste).

Dans le Nord-Ouest, comme prévu, Gilles Pargneaux, premier fédéral du Nord, devrait diriger la liste, suivi de Laurence Rossignol, secrétaire nationale et Jean-Louis Cottigny, eurodéputé sortant.

Dans le centre, la tête pourrait revenir à l'eurodéputé fabiusien Henri Weber, devant le président de la région Limousin Jean-Paul Denanot (sortant) et Karine Gloanec, secrétaire nationale adjointe.

L'ex-ministre Catherine Trautmann devrait conduire l'Est, devant la députée royaliste Aurélie Filippetti et le hamoniste Liem Hoang Ngoc.

Dans l'Ouest, sont pressentis les sortants Stephane Le Foll (delanoïste) et Bernardette Vergnaud (royaliste).

Dans le Sud-Est, outre M. Peillon, pourrait apparaître une personnalité de la diversité Karim Zeribi, qui dirige les transports de Marseille, proche du puissant Jean-Noël Guérini, et la jospiniste Sylvie Guillaume.

Neuf jours après le vote des adhérents, une convention nationale, le 21 mars, doit lancer la campagne.
Par La Gauche de Mandelieu la Napoule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 27 février 2009

Nous demandons des excuses publiques de Monsieur Hortefeux.

26 février 2009

INCROYABLE

hortefeux


Les propos auxquels vient de se laisser aller Brice Hortefeux sont pour le moins ahurissants !

Il a indiqué hier en parlant de notre Région Provence-Alpes-Côte d’Azur : « Personne ne sait ce que c’est ». Michel Vauzelle, notre Président de la Région, a tenu à faire part de son indignation par le communiqué suivant :

« Cette déclaration est injurieuse pour nos habitants et indigne de la part d’un ministre de la République. Monsieur Hortefeux, bien qu’ayant été ministre de l’Identité nationale, ne connait visiblement pas un territoire qui a une identité régionale forte, qui est connu et aimé de tous et dans le monde entier. Notre Région a une longue histoire, des traditions fortes, ses habitants sont liés par une communauté de destin. C’est tout un peuple et tout un territoire, qui a un rôle euro-méditerranéen important, que Monsieur Hortefeux vient de nier par de tels propos. »

Bien entendu je partage cette indignation. Comment oser dire que notre Région qui accueille 34 millions de touristes par an, qui vient d’accueillir un équipement mondial ITER, serait un tel « trou » que

« personne ne sait ce que c’est » ?

Par La Gauche de Mandelieu la Napoule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 25 février 2009











Par La Gauche de Mandelieu la Napoule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 23 février 2009
Par La Gauche de Mandelieu la Napoule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 23 février 2009

19 février 2009

Feu sur les collectivités territoriales !

Quand Frédéric LEFEBVRE dénonce les augmentations d’impôts des collectivités socialistes, il ferait mieux de s’abstenir.

Ce député, fer de lance de la jeune garde sarkozyste, disqualifie les collectivités locales en les accusant d'augmenter les impôts et les dettes. Ce procédé est honteux : alors que les collectivités territoriales réalisent 73% de l'investissement public, elles ne représentent que 13% des prélèvements obligatoires et 10% de la dette publique quand les déficits de l'État et de la Sécurité sociale n'ont cessé de gonfler depuis le retour de la droite aux responsabilités, pour atteindre un niveau sans précédent.

Si l’Etat payait ses dettes aux collectivités, notamment en compensant réellement les transferts de charge, les collectivités pourraient investir plus en faveur de l’emploi et du pouvoir d’achat, et le faire sans augmenter la pression fiscale. Si l’Etat arrêtait d’appeler constamment les collectivités à financer ses propres compétences et ses propres investissements, les collectivités pourraient investir plus en faveur des entreprises et du développement économique, au profit de la croissance.

En effet, l'État doit 2 milliards d'euros aux départements au titre du RMI, près de 1 milliard d'euros aux régions au titre de la formation professionnelle ; l'APA qui était, lors de sa mise en place en 2001, financée à moitié par l'État est aujourd'hui financée au trois quarts par les départements. Tout cela entraine des charges considérables. Cela ne rend que plus méritoire le choix de notre région d'avoir décidé de ne pas augmenter les impôts cette année.

De même, l'État demande dorénavant aux régions de financer les lignes ferroviaires à grande vitesse, qui sont pourtant de sa compétence. Et pas seulement aux régions. Le TGV Sud Est s'il était finalement programmé, endetterait considérablement l'ensemble des collectivités concernées.  C'est une inégalité de traitement des territoires et des contribualbles parce que  première génération de lignes LGV a été financée par l'Etat.

A cela s’ajoute aujourd’hui la baisse globale des dotations de l’Etat aux collectivités et l’annonce scandaleuse par le Chef de l’Etat de la suppression de la taxe professionnelle sans mesure sérieuse de substitution, alors que cette taxe représente en moyenne pour les collectivités 44% de leurs produits de fiscalité locale ! Cette mesure est contraire au développement économique. En effet  les élus ont souvent facilité l'implantation d'activités économiques nouvelles sur leurs territoires, parce que précisément, la perspective des rentrées de  la taxe professionnelle était présente. Comment se comporteront désormais les élus locaux, personne ne peut le prédire.

Voilà ce que devrait dire Monsieur Frédéric LEFEBVRE s’il connaissait son sujet et les collectivités territoriales, mais l’intention de l’UMP est de nuire aux collectivités territoriales au moment où celles-ci font preuve de réactivité, de solidarité, d’innovation, autant de qualités qui manquent cruellement au gouvernement et au parti de la majorité en cette période de crise sociale aiguë. En fait il s'agit, dans l'attente du rapport Balladur sur l'avenir des collectivités territoriales que le président lui a commandé, de fragiliser l'image des collectivités locales et l'image des socialistes qui, aujourd'hui, dirigent la plupart d'entre elles.

Rapport: Patrick Allemand 1er vice Président du Conseil Régional

Par La Gauche de Mandelieu la Napoule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Rémunération de l'auteur

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus