Mercredi 26 mars 2008
Mercredi 26 mars 2008

"L'avenir du parti est dans le rassemblement de ses élus, militants et sympathisants."

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Ségolène Royal participe au Conseil National du PS.

Le Conseil national du PS a commencé ses travaux mardi soir dans un grand hôtel parisien, mettant à l'honneur ses élus après sa victoire aux municipales, avec pour but de fixer le calendrier de son prochain congrès, qui devrait avoir lieu en novembre.

Une photo de famille a réuni à l'ouverture des travaux les socialistes qui ont pris à la droite une ville ou un département et les maires sortants réélus.

Ségolène Royal a souligné à cette occasion que "
l'avenir du parti est dans le rassemblement de ses élus, militants et sympathisants et sur la capacité que nous aurons a répondre concrètement aux questions qui se posent aux Français, à travers nos actions quotidiennes dans les régions et les collectivités".

Ségolène Royal pour ''la menace''

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La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a souligné mardi que "la menace de boycott peut être efficace" contre l'organisation des Jeux olympiques par la Chine en août prochain.

"Ne rien faire, organiser les JO comme si de rien n'était, ce serait une défaite de nos valeurs, de nos principes, dont nous paierions très cher les conséquences", a déclaré Mme Royal à la presse en marge du Conseil national du PS.

"Nicolas Sarkozy est beaucoup trop faible par rapport à la Chine", a ajouté l'ancienne candidate à la présidentielle.

Au PS, chacun compte ses forces en vue du congrès

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Le PS a réunit son conseil national mardi soir à Paris, prélude au congrès qui se tiendra début novembre.

Nouvelle séquence au Parti socialiste. En réunissant son conseil national ce soir à Paris, le PS se lance vers un congrès, début novembre, qui devra régler les questions de leadership, d'alliances et de ligne politique. Revue de détail des forces en présence.

Ségolène Royal, la candidate. L'ex-candidate à l'élection présidentielle est partie la première. Depuis le début de la campagne municipale et sa volonté affichée de «servir à fond le PS en s'y impliquant totalement  », elle n'a cessé d'accélérer, imprimant son ­rythme à ses adversaires. Son principal atout est sa popularité auprès des militants. «Toute ­seule, elle aurait la majorité rela­tive dans le parti», pense l'un de ses proches. «Elle pèse 25 %», assure un adversaire. Pour mener le combat interne et décrocher la majorité, elle s'appuie notamment sur le député européen Vincent Peillon et sur le maire de Dijon, François Rebsamen, indispensable spécialiste des fédérations socialistes. Mais celui-ci ­participe aussi aux réunions de direction du parti avec François Hollande. Parmi ceux qui pourraient la soutenir, certains refusent toute action qui brusquerait le parti et son numéro un. «Nous sommes dans un parti d'actionnaires», reconnaît un proche. Pour l'emporter, les «royalistes» savent qu'ils devront convaincre des «personnalités d'influence» : les barons locaux. «Si tout va bien, elle aura cinq fédérations du Languedoc-Roussillon derrière elle», a d'ores et déjà déclaré le controversé président de cette Région, Georges Frêche, que Ségolène Royal était venue saluer pendant la campagne. À l'inverse, dans le Nord, l'ancien premier ministre Pierre Mauroy fait preuve pour l'instant d'une grande réserve.

Bertrand Delanoë, l'alternative. Contraint au silence pendant la campagne municipale, le maire de Paris a été réélu largement, mais pas triomphalement. Son refus de s'allier avec le MoDem lui a sans doute coûté la conquête de nouveaux arrondissements mais lui a aussi permis d'envoyer un signal à ceux qui s'opposent à un tel accord. Avant de se lancer à l'assaut du PS, il doit s'installer dans sa mairie, sinon il risque de donner le sentiment d'abandonner les Parisiens qui viennent de le réélire. Dans le parti, il peut compter sur le soutien de Lionel Jospin, dont les réseaux se sont mis à son service. L'ex-ministre Daniel Vaillant et le député européen Kader Arif se chargent d'organiser son futur courant. Le député européen Harlem Désir se consacre davantage au projet politique. Avant de se lancer, Delanoë attend qu'un mouvement se crée en sa faveur. Ses partisans espèrent être rejoints par des personnalités comme Martine Aubry ou d'anciens proches de Dominique Strauss-Kahn. Un membre de la direction qui pourrait se rallier à lui l'assure: «Le parti ira à la force et Ségolène Royal est un facteur d'instabilité aujourd'hui.»

François Hollande, l'arbitre. Même s'il quitte ses fonctions au prochain congrès, l'actuel premier secrétaire n'en garde pas moins bon nombre d'atouts en main. De ceux qui lui permettront de jouer le rôle d'arbitre et de faiseur de roi dans les débats à venir. Un certain nombre de responsables locaux sont dans l'attente de son éventuelle prise de position. Quarante-cinq premiers fédéraux ont déjà souscrit à son calendrier. «Hollande est déterminé à jouer un rôle. Il ne fera pas plus de cadeau à Royal qu'à un autre», assure un de ses proches. Le premier secrétaire veut réussir sa sortie et préserver ses chances pour l'avenir.

Martine Aubry, la revenante. Dernière à être entrée en scène grâce à sa réélection brillante, elle n'est pas de ceux qui laisseront Ségolène Royal s'installer à la tête du PS. Mais si elle bénéficie du statut d'ancien ministre d'envergure, malgré le bilan controversé de sa réforme des 35 heures, ses réseaux se sont distendus dans le PS depuis son «exil» lillois.

Elle ne semble pas encore en mesure de pouvoir briguer la direction.

Pierre Moscovici et Julien Dray, les outsiders. Deux personnalités médiatiques qui sont déjà candidats. Mais ni le député du Doubs ni celui de l'Essonne ne disposent encore des relais suffisants dans le parti. L'un comme l'autre tentent de transformer ­cette faiblesse en atout. Ils pensent pouvoir réconcilier les différentes sensibilités autour d'une double idée: les présidentiables ne doivent pas s'abîmer dès maintenant et la rénovation du PS ne peut être menée que par une personnalité sans ambition affichée pour 2012.

Les «reconstructeurs», les apparatchiks. L'alliance improbable des courants fabiusiens, strauss-kahniens et des proches d'Arnaud Montebourg se défend de vouloir constituer un front anti-Royal et se présente plutôt comme une alternative au choc Royal-Delanoë. Néanmoins, le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis a proposé un accord la semaine dernière au maire de Paris pour peu qu'il ne soit pas candidat! Dans le reste du parti, on ne croit pas à la viabilité de ce groupe hétéroclite mais qui peut peser. Harlem Désir ironise sur cet accord entre courants: «Tout ce qui est fait dans les sous-sols, les soupentes, les couloirs, c'est un peu décalé par rapport à ce que veulent les militants.»

La gauche du PS, les minoritaires. Autour d'Henri Emmanuelli, de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon, l'aile gauche est résolue à se faire entendre au congrès. Elle a déjà prévu de déposer une motion, sans croire qu'elle pourra l'emporter. Ensuite, s'il faut choisir, ce sera plutôt Delanoë que Royal.

Par section ps de Mandelieu la Napoule - Publié dans : section-ps-mandelieu
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