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Section PS de Mandelieu la Napoule.
Les « manifs » se suivent et ne se ressemblent pas vraiment.
Le 15 mai à Nice, derrière la banderole « défense des services publics », enseignants et lycéens faisaient le nombre et donnaient le ton. Hier « contre l'allongement de la durée de cotisation des retraites à 41 ans » et « pour la revalorisation des pensions », d'autres gros bataillons ont pris le relais.
Pour un cortège, au final, assez différent. Un peu moins fourni que ce que les organisateurs espéraient ? Sur un parcours inhabituel vers l'est de la capitale azuréenne, entre place Masséna et port, de 10 h 45 à 13 heures, la police a compté 2 500 participants quand plusieurs syndicats situent la barre autour de 7 000 et même 10 000 selon la FSU. Au-delà de l'inévitable querelle des chiffres, plusieurs constats s'imposent.
Lycéens et enseignants en retrait : en tête, une centaine de lycéens venus essentiellement des LP d'Antibes dansent et reprennent en choeur « Antisocial » de « Trust. » Les rangs de la FSU sont plus clairsemés d'une semaine à l'autre. Moindre mobilisation de l'Education nationale ? « Un quatrième jeudi sans cours après les 1er, 8 et 15 mai c'était impossible » confie un prof. Avant d'ajouter : « Nous avons déjà beaucoup manifesté. Un regrettable défaut de convergence des luttes cependant au niveau du calendrier. »
La CGT en pointe dans l'union intersyndicale : hier bien plus de syndicats étaient dans la rue. Y compris la CGC et la CFTC, absentes le 15 mai. Une présence symboliquement de poids. Même si leurs cortèges respectifs ne sont pas trop « compacts » (1). La CFDT, souvent décriée par ses homologues sur ce thème des retraites, mobilise nettement plus en sept jours. De quoi « réjouir » son secrétaire Jean-Marie Hervo. Reste que c'est la CGT qui, de loin, réunit le plus de monde. Y compris les « sans papiers ». FO vient derrière. Tout le monde s'accorde à reconnaître « que 40 ans de cotisation, c'est déjà trop. » Certains veulent « un retour à 37 ans et demi ».
Les transports mais pas les traminots de Nice : cheminots de la SNCF et des chemins de fer de Provence donnent le tempo à coups de « canons à pétards ». Le secteur des transports joue parfois les locomotives dans le cortège. Air France est là également. Pourtant trams et bus niçois circulent.
Le privé encore timidement. Les syndicalistes CGT et FO de Thalès-Alenia-Space à Cannes ont fait le déplacement. Des manifestants viennent du secteur hospitalier ou associatif privé. Sans compter des soutiens venus du commerce. Le privé, toutefois, ne bat pas des records de participation. Surtout si on n'y inclut pas tout à fait EDF et GDF bien représentées en revanche. « Cela ne veut pas dire que nos mots d'ordre ne passent pas. Mais comment faire grève dans certains secteurs ? » explique Didier Turrini de la CGT se félicitant en particulier « de la présence de nombreux jeunes dans le défilé. La retraite n'est plus seulement l'affaire des anciens. C'est positif. »
Administrations dans la rue. La sécurité sociale se fait entendre comme le Trésor et les Impôts. Sans parler du conseil général et de la mairie de Nice.
Au total, avec ses points de force et de faiblesse, le cortège a de la tenue et du punch. Il y a 5 ans, la mobilisation d'emblée avait toutefois été plus impressionnante sur le sujet. Quelle dynamique maintenant pour la riposte intersyndicale ?
1. Précision : la CGC 06 n'avait appelé que ses délégués syndicaux et du personnel à manifester.
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